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Le cri de la mouette

Emmanuelle refuse d'être considérée comme une handicapée.

Exact. Pour moi, la langue des signes correspond à la voix, mes yeux sont mes oreilles. Sincèrement, il ne me manque rien. C'est la société qui me rend handicapée, qui me rend dépendante des entendants : besoin de se faire traduire une conversation, besoin de demander de l'aide pour téléphoner, impossibilité de contacter un médecin directement, besoin de sous-titres pour la télévision, il y en a si peu. [...] Avec un peu plus de sous-titres, moi, nous, les sourds, nous pourrions plus facilement avoir accès à la culture. Il n'y aurait plus de handicap, plus de blocage, plus de frontière entre nous.

Extrait du livre Le cri de la mouette, Emmanuelle Laborit.

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