1. Je pratique et me passionne pour la plongée sous-marine depuis l'âge de 12 ans;
  2. Je n'apprécie guère les hauteurs et le vide régulièrement synonymes de désagréables sensations de vertiges (du coup j'ai opté pour les profondeurs des océans);
  3. Je me drogue (quasi-)quotidiennement au chocolat (noir de préférence);
  4. Mon nom de famille ne le dévoile pas mais j'arbore de proches racines espagnoles;
  5. Enfin, je suis un vrai aficionado de la célèbre et satirique famille américaine The Simpsons.

Il ne me reste plus qu'à trouver quelques nouvelles victimes: Matthieu, Vincent et bien évidemment Jérôme (il y a de la place pour toi juste à la suite :p).


Sébastien, mon garçon. Le fait d'avoir connu, ensemble, une gloire éphémère — mais accessible — ne vous autorise pas à vous rire ainsi de moi, avec cette outrecuidante familiarité. Vous regretterez bientôt vos calembredaines. Déjà, mon ire sourd, et viendra incessamment vous tancer pour vos billevesées infantiles.

Sommaire

Mesdames, messieurs, dois-je me mettre tout nu d'entrée de jeu pour hâter cette dépravation populaire ? Dois-je divulguer ici le contenu navrant de mon journal intime, tenu sporadiquement depuis mes douze ans ? Si seulement vous pouviez me dire ce que vous savez de moi pour commencer. Parce que vous dire des choses de moi, c'est déjà bien audacieux. Mais comment savoir quelles de ces choses vous sont inconnues ?
Tâchons de badiner avec circonspection :

  1. Je ne suis ni agent secret, ni extraterrestre, ni astronaute, ni même pilote de ligne. Pas plus que mes parents, d'ailleurs, ne le furent. Comme j'en fus avisé assez tôt dans ma jeunesse, je pus en faire deuil à convenance, bâtir des rêves pérennes, et me soustraire ainsi à une prévisible assuétude virtuelle. Cet extrémisme rétrograde me conduit donc à ne pas jouer en réseau, à ne pas regarder la télévision, à ne pas écouter la radio, et à m'en féliciter souvent :
    — Homo Sapiens quelconque : Hé ! Tu connais ... ?
    — Moi : Ben non.

  2. Parmi les choses que j'apprécie gisent, pêle-mêle, les cris de haine désespérée où perce néanmoins la certaine tendresse de Desproges; le fumeux, capiteux, Lagavulin; l'Opéra de Pékin, dont l'étrangeté est à la limite du supportable, autant que l'est la stupéfaction euphorique qui l'accompagne; Godspeed You! Black Emperor dans ses vastes silences mélancoliques et leurs pendants d'éclosions neurasthéniques.

    Parmi les choses que je n'apprécie pas sautillent bêtement les proverbes. Je les hais tout à fait, sans nuance ni tendresse dissimulée. Ils sont l'amoncellement grotesque et pathogène d'une sottise humaine millénaire dressée au rang de sagesse indubitable. Quel héritage !
    Et ne me rétorquez pas que "qui aime bien châtie bien", ou je vous estropie affectueusement.

  3. Je suis intensément maniaque. Au point de commenter et de mettre en forme des dizaines de lignes de code temporaires avant de les supprimer. Au point de passer plus de trois heures à rédiger ces inepties, à les corriger et à les relire, alors que le travail en retard s'amoncelle à son tour, au point de concurrencer les proverbes.

  4. J'ai appris les rudiments de la programmation à l'âge 16 ans, seul, sur ma première calculatrice graphique, une CASIO Graph 25, alors que je ne savais même pas démarrer l'ordinateur paternel — déjà un Macintosh. J'ai ainsi brillamment ruiné mon année de première que j'ai fini par redoubler, après l'avoir efficacement employée à programmer tout ce qui me venait à l'esprit, à grand renfort de Goto, Lbl et de vingt-six variables fatalement globales. La programmation de A à Z, en gros. À noter qu'à la même époque, ma première page Web invalide inaccessible et bourrée de fautes d'orthographe donnait accès aux codes sources de ces programmes, en mode texte, à taper sereinement chez soi pendant les longues soirées d'hiver.

  5. Ça, au moins, vous ne le saviez pas !

    Jérôme coiffé d'un bonnet de caribou. Franchement ridicule