Nouveaux projets de services en ligne

L’impact du RGAA sur les collectivités locales a été mesuré. Il s’avère relativement limité, notamment sur le plan financier.

Les résultats de ces mesures sont-elles consultables ? Comment ont-elles été menées ? Quels sont les résultats ? L'impact financier de l'accessibilité est effectivement une question que vont se poser les administrations, si une étude a été menée, pourquoi n'est-elle pas diffusée ? Si quelqu'un y aurait participé, je suis vraiment intéressé par des renseignements à propos de ces mesures.

En effet, la plupart des outils disponibles pour la composition de pages Internet intègrent déjà les normes et recommandations internationales auxquelles se réfère le RGAA.

Là je suis vraiment septique, et justement, le choix d'un CMS est primordial. Une mauvaise sélection risque d'engendrer des surcoûts (développements supplémentaires pour s'adapter à un niveau d'accessibilité à atteindre) ou de réduire les objectifs d'accessibilité (absence de budget pour améliorer les capacités de productions accessibles du CMS). Si de plus en plus d'outils intègrent les normes et recommandations d'accessibilité, je ne pense pas que se soit le cas de la plupart d'entre eux.

De ce fait, tout développement d’un site web basé sur un outil de CMS (Content Management System) par un personnel bien formé tend vers la production d’un contenu naturellement accessible.

Entièrement d'accord, je complèterais en disant que tous les acteurs d'un projet doivent être formés à l'accessibilité. Chacun, graphiste, chef de projet, intégrateur, contributeur, ... dispose d'un rôle bien précis pour l'atteinte d'un objectif de production de contenus accessibles.

D’ailleurs certaines autorités administratives ont déjà commencé à annexer le RGAA (dans sa première version) à leurs cahiers des charges. Pour celles-là, il n’y a pratiquement aucune action spécifique à prévoir.

Attention, annexer un référentiel d'accessibilité dans un cahier des charges, n'est absolument pas gage de résultat. Il est nécessaire de sélectionner un prestataire pouvant répondre aux besoins, de pouvoir vérifier les livraisons et leurs conformités avec le référentiel (cela nécessite donc une formation interne et/ou un accompagnement par des experts). Il n'est pas que du ressort du prestataire (ou des équipes techniques) de garantir l'accessibilité mais les contributeurs ont une part importante à jouer, ils devront être formés et sensibilisés à la correcte utilisation d'un CMS, ...

Les exemples peuvent être nombreux, annexer un document de plus de 300 pages à un cahier des charges ne permet de garantir qu'il n'y aura pratiquement aucune action spécifique à prévoir (pour l'accessibilité).

Services en ligne existants

En revanche, les ministères et collectivités devront fournir un effort important pour assurer la mise en accessibilité de certains sites web existants, en particulier ceux qui n’ont pas été créés avec un outillage adapté. « En tenant compte du taux de renouvellement des sites web, il s’agit de concentrer l’effort sur les sites « vivants » et sur les pages les plus visitées. En revanche, le 100% accessible est une forme d’utopie car certaines pages - les pages statiques créées à la main par exemple – s’avéreront trop coûteuses à mettre à niveau au regard de l’enjeu. Il restera donc toujours à travers le web de l’administration des pages non accessibles. Notre objectif, avec l’aide du RGAA, est de minimiser le nombre de ces pages », précise Hervé Le Bars. Bien entendu, les textes juridiques qui entourent le RGI on prévu un délai pour mettre les sites de l’administration en conformité avec le référentiel.

Je suis entièrement d'accord avec ce dernier point, il va être effectivement extrêmement complexe et coûteux de rendre accessible certains sites déjà existants. L'enjeu est d'inscrire l'accessibilité dans une logique d'amélioration continue. La mise en accessibilité de ces services, devrait se faire progressivement, je l'espère en ciblant les priorités pour les citoyens (services les plus utilisés, les plus nécessaires, ...). Si une refonte ou une évolution d'une service public en ligne existant peut-être avancé à quelques années / mois, cela permettrait effectivement de prendre en compte l'accessibilité de manière plus efficace qu'une mise à niveau technique d'un site existant depuis quelques années (et probablement très peu accessible).